Halloween et les fêtes de Quito : deux journées importantes
Halloween Bien plus populaire qu’en France, ici, les gens ici se donnent à coeur joie de se déguiser pour le jour des morts ! Pour que cela puisse avoir lieu à la fondation, nous avons célébré cette fête le 1er novembre (avoir du retard en Equateur, c’est plutôt commun…). Les enfants sont venus déguisés et nos chères volontaires Amber et Maia ont également utilisé leurs talents de maquilleuses pour que tout le monde soit dans le thème ! Une journée bien remplie et hors du quotidien qui a fait beaucoup de bien : remplacements des aides aux devoirs et activités pédagogiques par des ateliers maquillages et un défilé des meilleurs déguisements d’Halloween, plutôt pas mal. (beaucoup de bonbons ont aussi été consommés cette journée-là, mais promis c’est exceptionnel !) Les fêtes de QuitoÀ Quito, le 6 décembre, c’est férié ! Historiquement, il s’agit de la création de Quito sous la conquête espagnole, même si la date est célébrée comme la date d’anniversaire de la capitale de l’Equateur. Les célébrations ont lieu dès le début de la semaine ! Dans les rues, c’est l’effervescence, avec de nombreux concerts gratuits organisés dans toute la ville, des chiva (bus “boîte de nuit”) des gens habillés en conséquence qui dansent et célèbrent ces jours de fête ! Les vendeurs ambulants dans les rues sont particulièrement nombreux et pour très peu d’argent, on peut se procurer des brochettes de viande et de la nourriture typique du pays. Comment oublier le canelazo ? Ça serait une insulte de parler des fêtes de Quito sans le mentionner ! Il est l’équivalent de notre vin chaud : une boisson typique des Andes, chaude et sucrée au goût de cannelle, assez forte, qui se marie parfaitement bien avec l’ambiance festive de Quito. C’est une très belle période pour se balader dans les rues, habituellement peu recommandables quand il fait nuit : l’insécurité permanente est remplacée par la fête, les rires et l’allégresse !
Un mois d’octobre compliqué pour les volontaires
L’Equateur est tristement connu pour son insécurité grandissante et, durant ce mois d’octobre, les volontaires en ont malheureusement fait les frais… Cela fait maintenant plusieurs années que tous les volontaires en service civique en mission chez Ecuasol se retrouvent dans une même maison dans le quartier de la Roldos, proche du centre d’accueil de la fondation. Un quartier réputé difficile, mais qui a son charme et qui permet aux volontaires de partager d’une certaine manière la réalité des gens qui vivent dans les quartiers pauvres du nord de Quito. Avec plusieurs règles à respecter, comme le fait de ne pas sortir à partir d’une certaine heure, favoriser les sorties en groupes et rendre l’utilisation de déplacements en taxi ou uber obligatoire ! En octobre, un règlement de comptes dans la rue principale de la Roldos a entraîné le décès d’une personne innocente dans une pharmacie du quartier. Dès connaissance de cet épisode tragique, International Impact, en coordination avec l’Ambassade de France à Quito, a pris la décision d’exfiltrer les volontaires. Ces derniers ont donc quitté en urgence leur logement. Après être restés deux semaines dans un logement temporaire, les volontaires sont dorénavant installés dans un quartier à 20 minutes en bus de la fondation, beaucoup moins dangereux, avec un gardien à l’entrée de la résidence et des rues mieux fréquentées. Une sacrée aventure qu’ils n’oublieront certainement pas et qui traduit une réalité parfois difficile à imaginer mais qui est pourtant le quotidien des familles et des enfants que nous aidons chaque jour à la fondation. Et l’importance d’apporter un cadre sain et stable aux enfants qui sont malheureusement bien trop habitués à ce genre d’événement…
Et si on se promenait à 4784 m d’altitude ?
Fin septembre, les plus courageux des enfants de la fondation, accompagnés de deux volontaires et de deux professeurs, ont entrepris la montée du volcan Rucu Pichincha. La ville de Quito se trouve en plein milieu des montagnes de la Cordillère des Andes, colonne vertébrale de l’Amérique du Sud. En Équateur, on retrouve de nombreux volcans et les plus connus sont le Cotopaxi, le Cayambe et le Chimborazo (le point terrestre le plus proche du soleil !). Ces sommets, recouverts de neige pour la plupart, sont visibles depuis quasiment la totalité du pays. C’est une richesse et une caractéristique presque identitaires de l’Équateur. Le Rucu Pichincha, un volcan parmi tant d’autres aux alentours de Quito n’est, ni le plus grand ni le plus compliqué, mais culmine à 4,784 mètres ! (plus petit de 30 mètres que le Mont Blanc…) Le temps n’étant pas de la partie ce jour-là, nous avons passé notre randonnée au milieu des nuages. L’engouement et l’énergie des enfants nous ont permis de braver cette atmosphère nuageuse et humide ! À l’arrivée, la vue était grise et impossible de profiter du joli panorama sur Quito et ses environs… Cela ne nous a pas empêchés d’être fiers de nous et d’entamer la descente pour rentrer au chaud. Cette randonnée avec les enfants était plutôt particulière : aucun d’eux n’avait de chaussures adaptées et d’équipements techniques pour l’occasion. Ils ont quand même doublé la plupart des randonneurs ! Comme quoi, la volonté donne des ailes !
Sans eau, ni électricité !
À partir de mi-avril, l’Équateur a traversé une période de crise énergétique. En effet les coupures d’électricité ont commencé à se multiplier durant cette période, cela est dû à un important déficit hydroélectrique lié à la sécheresse qu’a connue toute la région durant le mois de mars. D’ailleurs, le gouvernement équatorien attribue ce problème énergétique non seulement à des “circonstance environnementales”, mais aussi à des “actes de corruption et de négligence sans précédent” dans le secteur de l’électricité. Le pays enregistre des niveaux historiquement bas dans ses réservoirs. Et facteur aggravant, la Colombie, pays frontalier, a cessé d’exporter à la mi-avril de l’énergie dûe à la grande sécheresse du mois précédent. À la fondation et dans les quartiers aux alentours, cette crise énergétique s’est grandement fait ressentir. En raison de l’altitude de notre quartier, par rapport au reste de la capitale, nous n’avions pas accès à l’eau courante. En effet, la fondation se trouve à 3,100 mètres d’altitude, contre 2,850 mètres pour les parties basses de la ville. Ce qui signifie que l’eau courante est acheminée par des pompes : système qui ne fonctionnait plus car plus d’électricité. Nous avons dû fermer la fondation pendant une semaine, en effet sans eau ni électricité, impossible de nourrir correctement les enfants, impossible de laver quoi que ce soit, et les toilettes étaient bien évidemment inutilisables. Pour la grande majorité des enfants, il leur a fallu trouver des solutions, rien que pour aller se laver. Se rendre chez une connaissance où l’eau était bien acheminée était pour la plupart la meilleure des options. C’est toujours très impressionnant de se rendre compte à quel point nous sommes dépendants de ces services. Et que contrairement à des endroits comme en France, ici, rien n’est garanti. Les volontaires sur place, habitués au standard français, ont pu se rendre compte de la chance que nous avons en France. Après la première semaine de grande coupure énergétique, le gouvernement Équatorien a planifié les coupures à travers tout le pays. Nous étions donc avertis des heures de coupure d’électricité (et donc d’eau) soit 24h avant ou une semaine avant. Généralement, cela arrivait de 10h à 14h. Ce qui nous a permis de nous organiser et de pouvoir ré-ouvrir la fondation de nouveau. De plus, un camion passait de temps en temps pour nous approvisionner en eau potable. Ce fût une période particulière, où nous avons dû réapprendre à vivre sans eau ni électricité. La question de l’eau a exclusivement touché les habitants des quartiers de Tiwinza, le plus au nord. Tout ceci a contribué à remettre en perspective notre façon de vivre et nos habitudes quotidiennes.
Insécurité et réalité du terrain équatorien.
Les événements récemment survenus en Équateur ont forcément impacté la vie de la fondation, et de manière plus générale le pays tout entier. Il faut remettre les choses dans leur contexte pour bien comprendre ce qui se passe et avoir une vision plus juste. Depuis début janvier, Daniel Noboa, président de l’Équateur a annoncé la mise en place d’un couvre feu à la suite de l’évasion d’une figure majeure du crime organisé Équatorien, Adolfo Macias alias Fito. Il est donc vrai que le pays qui était anciennement un havre de paix de l’Amérique Latine fait face à une crise majeure contre le narcotrafic, et l’insécurité de manière plus globale. Cependant, il faut comprendre que ces événements ont eu lieu dans des endroits très marqués du pays. Les villes les plus concernées actuellement sont celles de la côte comme Guayaquil ou Esmeraldas, qui sont chacune à plusieurs heures de la capitale Quito. Un climat de violence, de délinquance, et d’insécurité globale s’est installé. Cela ne veut pas dire que nous ne sommes pas impactés, tout le monde l’est, le pays, sa population, son économie, les dynamiques de vie, et l’atmosphère. Mais d’une manière beaucoup moins dramatique que peut le laisser paraître la presse internationale. Le lendemain, après les journées sombres qu’a connu le pays, la vie a repris son cours; des mesures de sécurité ont été mises en place mais nous sommes loin de l’image que la plupart des journalistes et médias ont dépeint. Nous devons cependant prendre des précautions de bon sens dans notre quotidien (se déplacer en groupe, éviter des déplacements nocturnes inopportuns, etc…). L’Équateur est un petit pays, avec une économie à son échelle, et quand le pays fait la une de la presse internationale pour ce genre d’événements son image se dégrade à une vitesse déconcertante. Aujourd’hui, pour beaucoup de monde, l’Équateur est connu pour ça, et pourtant comme depuis des décennies, la région a bien plus à offrir : une culture riche, à la fois côtière, andine et amazonienne, une population des plus accueillantes, une géographie somptueuse couplée à une faune et une flore des plus importantes du continent. L’Équateur traverse une crise sécuritaire majeure, des plus importantes de ces dernières années, mais l’Équateur et son peuple ne sont pas uniquement définis par cela, elle reste cette terre de vie qui depuis sa création rayonne en Amérique Latine.
Être adolescent à la fondation Ecuasol

Présents depuis près d’une dizaine d’années, ils ont grandi avec la fondation et continuent d’évoluer avec elle. Les adolescents d’Ecuasol traversent l’enfance jusqu’à la maturité à nos côtés.
L’atelier couture prend son envol !

L’atelier couture permet à un groupe à des mamans d’Ecuasol de se divertir tout en se procurant une source de revenus additionnelle. La production se développe progressivement et les mamans nous présentent leurs réalisations.
IDEAS : Un pas de plus vers l’insertion professionnelle

Les deux premiers modules sont maintenant terminés. Désormais titulaires de deux certifications professionnelles, l’une du ministère du Travail et l’autre de l’Université Salesiana, nos jeunes possèdent un bagage de plus pour affronter le marché de l’emploi. Mais, avant de les laisser prendre leur envol, il reste deux autres étapes : la première, un module de gestion entrepreneuriale durant lequel les participants recevront des cours de finance, marketing et administration. Et, la seconde et dernière étape du projet, un stage en entreprise où ils mettront en pratique les connaissances acquises.
Un compost à la fondation

Chez Ecuasol, le recyclage et la protection de l’environnement nous tiennent particulièrement à cœur. Quelques semaines après avoir entrepris un grand nettoyage du quartier pour la journée mondiale du recyclage, nos deux étudiantes de l’école d’ingénieurs de Purpan ont mobilisé leurs forces pour construire un compost au sein de la fondation.
La journée mondiale du recyclage 2021